Askia, est venu du Togo, et se retrouve chauffeur de taxi à Paris depuis quatre ans. Il parcourt les rues de Paris, croise au gré de ses
courses, de nombreuses figures, dont certaines assez pittoresques. Il rencontre beaucoup de gens,
OLIA, jeune photographe venue de l’Est, PETITE-GUINEE, un ancien mercenaire reconverti en cafetier à Montmartre. OLIA, « petite bête enquiquineuse », court à la recherche d’hommes et de
femmes apatrides, pour fixer sur son objectif un infime moment de leur destinée, des êtres aux pieds sales à force d’avoir parcouru le monde.
ASKIA, lui, est la recherche du père, SIDI BEN SYLLAS Mohammed, qu’il croit être venu travailler en Europe. La France, c’est pour lui le moyen de s’assurer de la véracité d’un adage maternel :
« La malédiction de la famille, c’est d’enchaîner les départs, de marcher des milliers de chemins jusqu’à l’épuisement et la mort. »
Le jeune homme, essaie de gommer aussi un passé de tueur à gages au Togo.
Une citation tirée de « La terre nous est étroite », du poète palestinien Mahmoud Darwich, est mise en exergue au texte.
La langue d’Edem AWUMEY, très épurée, épouse l’errance de son « héros » qui ne cesse de conduire les gens d’un passé imaginaire à un futur improbable, tandis qu’il ne sait jamais où le
mène sa destinée.
Le style est nerveux, épuré, réglé comme une course de sons taxi affichée au compteur.
La campagne électorale bat son plein dans les médias du Clan Faure GNASSINGBE. Cette semaine, la dernière création médiatique togolaise entièrement financée par le
Clan, « La Chaîne du Futur », organisait l’émission politique « Carte sur table »à laquelle participait l’incontournable Pascal BODJONA, ministre d’Etat en charge de l’administration
territoriale et porte-parole du gouvernement, qui se faisait plutôt discret ces derniers temps !
L’émission axée sur le
thème « Comment gagner le pari d’une élection présidentielle transparente et apaisée en 2010 au Togo ? », a abordé plusieurs sujets dont la
présidentielle de 2010 et la Commission « Vérité, Justice, Réconciliation » et a offert une tribune au ministre lui permettant de répondre à certaines questions de jeunes invités sur le
plateau. Comme à l’habitude, le ministre d’Etat a répondu avec un verbiage stérile et sans apporter de véritables réponses concrètes aux problèmes de notre jeunesse. Nous avons que Pascal BODJONA, est devenu le spécialiste gouvernemental de la formule choc et de la petite
phrase. Concernant le sujet le lus brûlant du moment celui de l’élection présidentielle, le
Ministre ‘est laissé aller comme à l’habitude à des assertions qui ne sont pas la marque d’un homme de dialogue et de concertation. Selon Pascal BODJONA :…« La tenue de l’élection paisible et sans
violences des législatives de 2007 n’a pas été le fruit d’un hasard. Elle s’inscrivait dans la logique de ce que les togolais ont voulu, c’est-à-dire rompre définitivement avec les violences
électorales »… Certes, mais s’il n’y a pas eu de
violences en 2007, c’est surtout parce que malgré un mode de scrutin alambiqué, favorable au RPT, comme l’a démontré d le rapport de la mission d’observation de l’Union Européenne, l’opposition a
pour la première fois faire les comptes sur un scrutin, dont le résultat a démontré qu’en nombre de voix l’UFC à elle seule, faisait jeu égal avec le RPT. Mais de la part du
ministre d’Etat, établir ce constat de manière brute, c’est un peu vite passer par pertes et profits les violences de 2005, qui elles résultaient d’un scrutin organisé dans les pires conditions
d’opacité, suite à une tentative de coup d’Etat avortée de la part de Faure GNASSINGBE, dans les conditions que personne n’a oublié, et dont un grand nombre de familles souffrent encore dans leur
chair ou leur mémoire.
Selon Pascal BODJONA : …« le pouvoir et l’opposition n’ont aucun intérêt à ce que le pays renoue avec la violence électorale »…Belle découverte ! Mais qui oserait prétendre le contraire, à part les ultras… ?…« En tout cas, le
gouvernement mettra en œuvre tout ce qui est de son pouvoir et les règles aussi doivent être respectées. La loi est là. Celui qui appellera à la violence ou qui sera le commanditaire de la
violence, subira la rigueur de la loi »…, a-t-il lancé. Mais en direction de qui ? Monsieur le Ministre d’Etat, nous attendons toujours que toute la vérité soit faite sur les événements de 2005 et sur ce sujet précis, c’est le président de la République et le
gouvernement auquel vous appartenez qui sont à la faute. Pas les partis d’opposition, dans les rangs desquels on compte le plus grand nombre de victimes.
Alors la loi, Monsieur BODJONA, doit s’appliquer tout autant à vous-même et au clan auquel vous appartenez et
pas seulement, comme vous le suggérez de manière insidieuse, à toute l’opposition que depuis un an vous méprisez de votre hauteur et de votre rondeur. Notamment par les manœuvres dilatoires que
vous n’avez cessé de prodiguer depuis bientôt un an, avec le projet de loi scélérat du 17 décembre 2008, portant sur la modification du Code électorale et la mise en place de la CENI, puis avec
tous les débordements auxquels ont donné lieu les débats à l’Assemblée nationale et les manœuvres au sein de la CENI elle-même.
C’est justement parce que vous craignez « les vrais résultats du suffrage universel » que vous vous agitiez de la sorte,
pour tenter de verrouiller tous les rouages, car en effet c’est la première fois que la CENI dirigée désormais par M. Issifou Taffa TABIOU de la société civile, organisera une élection
présidentielle au Togo. Et vous pouvez toujours emprunter vos mots au président de la
République : …« force sera à la loi. Il n’y aura pas la loi de la force, mais plutôt l’application de la force de la loi »…, les faits
sont les faits et ils sont têtus. Si vous voulez, nous pouvons en faire le bilan, rien que pour l’année 2009 et la préparation du scrutin présidentiel ! Ainsi Pascal BODJONA, sans doute pour se parer de toutes les vertus, a invité les acteurs politiques à sensibiliser leurs
militants durant les meetings : …« Les acteurs politiques doivent sensibiliser leurs militants. Nous devons à tout prix éviter la violence
verbale qui, parfois donne lieu à la violence physique »… La encore Monsieur le ministre, vous n’avez surtout aucune leçon à donner en matière de violence verbale. Vous n’avez qu’à lire dans L’Union et dans
« republicoftogo.com » dit « la voix de son maitre », les éditoriaux de votre collègue ministre-conseiller Charles DEBBASH alias Koffi SOUZA pour vous en
convaincre. Mais en matière de violence verbale le Ministre d’Etat Pascal BODJONA s’est
piégé lui-même au cours de l’émission. Nous avons que Pascal BODJONA, est devenu le spécialiste gouvernemental de la formule choc et de la petite phrase. Encore une fois, il n’a pu s’empêcher de nous gratifier d’une saillie dont il a
le secret, qui elle, relève véritablement de la violence verbale : …« Il ne faut pas écouter les prophètes de l’apocalypse. Il n’y aura pas
d’apocalypse au Togo en 2010. Nous y veillerons »…
APOCALYPSE ! QUE DIABLE PASCAL ! SI LES MOTS ONT ENCORE UN SENS
CELUI-CI EST UN MOT TRES FORT.D’UN
COTE VOUS NOUS DEMANDEZ, « A TOUT PRIX, D’EVITER LA VIOLENCE VERBALE », ET DEUX PHRASES PLUS LOIN C’EST VOUS QUI LA DECHAÎNEZ !
AVEC VOUS PAS BESOIN DE PRÊCHER L’APOCALYPSE AU TOGO, A CAUSE DE VOUS ELLE Y EST DEJA !
On se souvient que le 29 août dernier Ange Félix PATASSE, quittait le Togo, non pas directement pour Bangui, mais en faisant étape à Tripoli, dans un
avion spécialement affrété par Kadhafi. Celui-ci l’avait invité aux festivités du 40°anniversaire de la révolution et de la Jamahiriya libyenne, ainsi qu’à participer également (on se demande
d’ailleurs à quel titre) au sommet de l'Union africaine sur les conflits. Mais depuis
cette date l’ancien président de Centrafrique, se trouvait toujours en Lybie, et en tout cas n’est plus retourné au Togo. Ange Félix PATASSEa présidé la Centrafrique de 1999 à mars 2003, avant d’être renversé par François BOZIZE, toujours au
pouvoir à BANGUI.
Alors qu’au Togo il était au mois d’août donné directement
partant pour Bangui, après avoir fait ses adieux au président de l’Assemblée nationale, Abbas Bonfoh, on peut se poser la question sur la véritable
raison qui a motivé la prolongation du séjour libyen.
Dans un communiqué reçu à l’AFP
de Libreville ce mercredi son porte-parole Guy SIMPLICE KODEGUE indique : ...« Après sept années d'exil au Togo (. . .), l'ancien président
Ange-Félix PATASSE rentre à Bangui, son pays natal le jeudi 29 Octobre 2009 »... « Il devrait arriver jeudi dans l'après-midi vers 15h30 locales » (14h30 GMT), a par ailleurs
précisé à l'AFP par téléphone le porte-parole.
Le
communiqué précise toutefois, comme nous l’indiquons nous-mêmes, qu’Ange Félix PATASSE est passé à Tripoli à l'invitation du leader libyen Mouammar Kadhafi, qui assure actuellement la présidence
tournante de l'Union africaine.
Puis
M. PATASSE remercie : ...« les « chefs d’Etat (...) africains, des pays amis, et des institutions internationales qui l’ont fortement
encouragé à regagner le sol national pour prendre part aux futures élections devant marquer un tournant décisif pour l’instauration de la véritable démocratie en République
Centrafricaine »... puis indique au : ...« gouvernement centrafricain son entière disponibilité à contribuer pour la paix dans un
climat fraternel et serein, favorable au processus d’élection crédible, juste et fiable de 2010 »... et enfin demande : ...« à tous ses
militants et sympathisants venus pour l’accueillir de respecter scrupuleusement l’ordre et la discipline à l’arrivée et pendant tout son parcours pour marquer l’unité et la dignité dans le cœur
de chaque compatriote »...
Sur ces trois points Ange Félix PATASSE
prend peut-être ses désirs pour des réalités qui ne sont plus ! N’oublions pas en effet quele candidat à
la prochaine élection présidentielle de 2010 s’il se dit convaincu de gagner dès le premier tour, devra toutefois faire campagne presque seul et sans parti puisqu’il a été radié en 2009 du
Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) qui a préféré présenter Martin ZIGUELE.
Même si Ange Félix PATASSE martèle : ...« Personne ne peut me radier, c'est moi qui ai créé le MLPC et c'est moi qui vais convoquer le congrès dès que je rentre à Bangui »..., nous
serons très vite fixés dès son retour sur le rapport des forces en présence et pourrons mesurer si les six longues années d’exil togolais, ont ou non lentement érodé et fortement entamé
l’influence de l’ancien président centrafricain au sein de son parti.
Apparemment, les rodomontades d’Ange Félix PATASSE, n’ont pas l’air d’inquiéter les autorités centrafricaines qui paraissent
très sereines.
Selon
l’AFP, Bangui ne voit pas d’inconvénient au retour de l’ancien président qui rappelons-le avait été chassé de son pays, nonobstant toutefois le respect de certaines conditions : ...« Les autorités à Bangui ont affirmé à l'AFP attendre confirmation du retour. « C'est la énième fois que le retour de l'ex-président Patassé est
annoncé (...) Au niveau du gouvernement nous attendons que cela se confirme pour que les dispositions nécessaires soient prises », a affirmé le ministre de la Communication et porte-parole
du gouvernement Cyriaque GONDA »...« Il n'y a jamais eu de problème par rapport au retour de l'ex-président Patassé dans son pays », a précisé le ministre soulignant même:
« Si l'on s'en tient aux discussions en marge du Dialogue Politique inclusif (forum de paix en décembre 2008 regroupant gouvernement, opposition et rébellions), il était convenu que
l'ex-président regagne son pays en avril 2009 »... M. Gonda a toutefois prévenu: « C'est un ancien chef d'Etat, cela (le retour) doit se faire dans l'ordre (...) Nous ne voulons pas que
ce retour soit instrumentalisé aux fins de présenter le gouvernement comme un obstacle »...
SI CE JEUDI, L’AVION QUI DOIT RAMENER ANGE FELIX PATASSE SE POSE ENFIN A BANGUI,
NOUS SERONS VITE FIXES SUR SES CHANCES REELLES D’EFFECTUER UN RETOUR EN FORCE SUR LA SCENE POLITIQUE CENTRAFRICAINE !
Installation des magistrats de la Cour des comptes le 24 septembre
2009
Nous apprenions le jeudi 22 octobre, que la réunion des membres la Cour des comptes
du Togo qui devait se tenir le jeudi 22 octobre pour procéder à l'élection du président de la Cour, a été reportée sine die, soit sans autre précision quant à une nouvelle date. La raison
officiellement invoquée : « raisons logistique », aurait déclaré l’institution. La transparence de la gouvernance dans toute sa splendeur.
Officiellement chargée de contrôler la régularité de la gestion
des finances publiques, des collectivités, des sociétés d’Etat et des régies financières, au rythme ou elle avance, l’institution n’est pas près de nous fournir avant longtemps le moindre rapport
d’investigation.
L’histoire de la Cour des comptes du Togo est devenue désormais un feuilleton dont le premier acte fut écrit
le 7 octobre 2002, lorsque l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), invitait : ...« les pays membres qui n'en disposent pas encore à installer une Cour des comptes
d'ici fin décembre 2002 »...
L’installation de cet organe institutionnel, est pourtant expressément prescrite de très longue
date par la Loi organique portant Constitution du Togo. Mais cela fait encore partie, au même titre par exemple que la loi de décentralisation des actes législatifs, qui furent en leur temps
adoptés, mais dont la volonté pour leur mise en œuvre fut toujours repoussée aux calendes.
Pour être très précis c’est la loi n° 98-014 du 10 juillet 1998, qui institue au Togo la Cour des
Comptes.
Cet organe de contrôle également prévu par les statuts de l'UEMOA est normalement habilité à vérifier sans
exclusive, l'ensemble des opérations financières de l'Etat (gestion des deniers publics, gestion des biens et patrimoines de l'Etat et des collectivités locales), à vérifier également la
fiabilité et la régularité des comptes publics. En ce sens elle est une juridiction financière de plein droit, chargée du contrôle des comptes de l'Etat et régie par les règles de la comptabilité
publique.
Au Togo, depuis des décennies aucune harmonisation des critères d'appréciation et de contrôle des finances à travers
des normes communes de contrôle, n’a vu le jour et de fait, la gestion des affaires de l'Etat a pu perdurer dans l’opacité la plus totale, au grand dam des partenaires au développement du Togo et
des Institutions Financières Internationales. Aujourd’hui, pourtant, cette condition essentielle de transparence en matière de gestion des finances publiques est exigée par les partenaires
économiques.
C’est dans cette situation de carence législative et institutionnelle que les partenaires au développement du
Togo, ont trouvé le pays à l’issue de plus de 13 ans d’interruption de la coopération. C’est donc contraint et forcé que Faure GNASSINGBE a du se résoudre à répondre aux injonctions de l’UE du
FMI et de la BM, mais en trainant les pieds autant que faire se peut, pour la mise en place effective de l’honorable institution. Ainsi, après la Conférence des partenaires au
développement du Togo de Bruxelles, en septembre 2008, qui a constitué l’acte fondateur de la réadmission du Togo à une politique de coopération, fut mis en place en novembre 2008, un
groupe de travail regroupant une dizaine de fonctionnaires du ministère des Finances, chargé d’actualiser les textes relatifs à la création d’une Cour des comptes, et l’on annonçait alors que
celle-ci, composée de 27 magistrats et organisée en trois chambres chargées du contrôle des comptes de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises publiques, des établissements publics et
des organismes bénéficiant des fonds publics, serait opérationnelle dès 2009.
Nous voilà rendus en novembre 2009, et nous sommes encore loin du compte ! Il aura fallu attendre 11
mois, pour qu’enfin le 24 septembre 2009, les membres de la Cour des Comptes soient officiellement installés au siège (qui n’est encore que provisoire) de leur institution, situé au
quartier Forever à Lomé. La construction du siège définitif devrait débuter avant la fin de cette année. Nous verrons bien !
Mais le fait que l’on ait laissé le soin au seul Ministre de l'Economie et des Finances, M. Adji OTTEH
AYASSOR de présider cette cérémonie en dit long sur l’importance que Faure GNASSINGBE accorde, en tant que Président de la République garant des institutions, à l’avènement d’une institution
qui partout dans les démocraties moderne, est l’un des piliers de la République.
Cela en dit long également sur son état d’esprit en matière de gestion des finances publiques, mais nous le
savions déjà !
SNPT mine Hahatoé Le conrôle de la gestion des entreprises publiques pourrait réserver des surprises
Cour des Comptes et transparence des finances publiques
Dans son discours, le Ministre de l’Economie a reconnu que « la
gestation a été longue » et à demandé aux magistrats : ...« A partir d’aujourd’hui, vous allez vous
mettre au travail. Votre première tâche sera de compléter le cadre juridique régissant la Cour et d’élire ses dirigeants. Il s’agira ensuite d’accomplir, avec le maximum d’efficacité et de
responsabilité, les trois missions qui vous sont confiées par l’Etat : la certification de la régularité et de la sincérité des comptes publics ; la mise en jeu de la responsabilité des
gestionnaires et la mesure de l’efficacité des politiques publiques »...
Puis il a poursuivi : ...« Si le Président de la République et
le Gouvernement ont tenu à rendre opérationnelle la Cour des comptes, c’est parce qu’ils sont pleinement conscients de la nécessité de juger les comptes publics et d’élaborer un rapport
annuel sur les dysfonctionnements des administrations et les moyens d'y remédier »...
Si le Président est si attaché que cela à la transparence, il n’avait qu’à venir le
dire lui-même aux magistrats. Mais peut-être n’aurait-il pas été pris au sérieux...
« Après la mise en place de l’Inspection Générale des Finances, la
réforme de la Direction Générale du trésor et de la comptabilité publique et la mise en place d’un système intégré de gestion des finances publiques, la manifestation de ce matin est l’un des
signes concrets des progrès indéniables que le Togo a réalisés en matière d’assainissement de ses finances publiques. Je rappelle à cet égard que le champ de compétence de la Cour des comptes ne
se limite pas aux fonctions régaliennes des administrations centrales, mais englobe les collectivités territoriales, les entreprises publiques, les organismes de protection sociale, et tous ceux
qui bénéficient d’une subvention de l’Etat en faisant appel à la générosité publique. J’espère que vous mesurez avec justesse la portée et l’ampleur de votre mission, celle de garantir une
gestion saine de nos finances publiques »...
Cela fait en effet beaucoup de travail, et comme il nous tarde que les nouveaux magistrats puissent enfin mettre leur nez, là ou pendant près de cinquante ans ils ont été exclus, notamment les
administrations financières et les entreprises publiques, qui ont assuré la fortune des GNASSINGBE et du Clan.
Puis enfin le ministre a rendu hommage aux magistrats et à la lourde tâche qui
les attend : ...« Votre expérience, votre intégrité, votre capacité de travail et votre dévouement constituent, en ce sens, des atouts pour la Cour des comptes »...
Des atouts pour la Cour des Comptes, certes, mais surtout des atouts pour la nation togolaise, à la condition expresse que ces magistrats puissent pleinement jouir de leur indépendance et ne
subissent à tout bout de champ des pressions venant de plus hautes sphères.
Les pages du site internet restent
désespérément vides
Un nombre important de nos concitoyens au Togo, a une expérience trop amère des dysfonctionnements de l’institution
judiciaire en la matière, pour ne pas d’exiger des gages de vigilance, pour cette nouvelle institution !
LES RETARDS POUR SA MISE EN PLACE ET LE MANQUE DE MOYENS MANIFESTE DONT ELLE
SOUFFRE, NE CONTRIBUENT MANIFESTEMENT PAS A CE QU’ELLE DEMARRE SON ACTIVITE DANS LES MEILLEURES CONDITIONS !
AVEC LE REPORT DE L’ELECTION DE SON PRESIDENT, CE NOUVEL EPISODE VIENT UNE
NOUVELLE FOIS RETARDER LE DEMARRAGE DE SON ACTIVITE.
CELA CONFORTEENCORE UNE FOIS L’IDEE, QUE FAURE GNASSINGBE NE VEUT SURTOUT PAS QUE
CETTE INSTITUTION PUISSE PRODUIRE LE MOINDRE RAPPORT AVANT L’ELECTION PRESDENTIELLE DU 28 FEVRIER 2010 !
A l’approche de l’élection présidentielle, tout est bon pour tenter de brouiller
les pistes et atténuer la lisibilité du combat politique. En soi ce n’est pas une nouveauté. En période électorale, sous tous les cieux, même ceux des démocraties modernes, certains, notamment
ceux qui sont aux commandes du char de l’Etat, ne manquent pas d’imagination pour recourir à des artifices dont le but consiste à essayer de détourner le débat politique du fond des
choses.
La question dans cette affaire reste l’habileté des forces de progrès pour ne
pas tomber dans cet engrenage, et leur capacité à de ne pas se laisser piéger, en faisant valoir des arguments politiques plus forts que les manœuvres de diversion de l’adversaire.
Le pouvoir de Faure GNASSINGBE, éprouve quelques difficultés ces
derniers temps, surtout lorsque vient l’heure du bilan de sa gouvernance, dont tout concourt à montrer qu’il est largement désastreux, comme en témoignent les analyses tirées par certaines
institutions internationales de la situation du Togo . Il n’en fallait pas plus pour que dans ce contexte, l’équipe au pouvoir vienne nous proposer une nouvelle usine à gaz politique, mais cette
fois très habilement, sous couvert bien entendu des droits de l’homme.
Le but évident est de le parer Faure GNASSINGBE des vertus du démocrate qu’il n’est pas davantage aujourd’hui
qu’il ne l’était en 2005, lorsque tombaient sous les coups de la répression aveugle et injustifiée, les démocrates qui réclamaient seulement la reconnaissance d’une victoire électorale qu’ils
avaient acquise, eux, dans les urnes.
Présidentielle et défense des droits de
l’homme : la belle affaire !
Nous venons d’apprendre que : ...« les autorités souhaitent mettre en place un mécanisme
associant les organisations de défense des droits de l’homme et la société civile pour assurer une couverture « pacifique et efficace » de l’élection présidentielle de 2010. Dans ce
cadre, le ministre des Droits de l’homme et de la Promotion de la démocratie, Yacoubou HAMADOU, a tenu vendredi une réunion avec les acteurs concernés et en présence de représentants de l’UNION
EUROPEENNE, du PNUD et du HCDH »...
Rien que çà ! Craindrait-on déjà chez les partenaires au développement du Togo quelques débordements, dans
le cadre du prochain scrutin ?
Il est vrai qu’il y a de quoi avoir quelques craintes alors que certaines voix diplomatiques, et non des moindres,
dont la déclaration de Mme Patricia HAWKINS, Ambassadeur des Etats-Unis au Togo, fin septembre 2009 sur ce sujet 2009 :... « Malheureusement, les élections passées au Togo n’ont pas
fait montre d’assez d’équité, de transparence et d’inclusion pour mériter plus de soutien de mon gouvernement »...« J’espère de tout cœur que les élections de février 2010 justifieront
l’ouverture d’un chapitre nouveau et plus satisfaisant dans nos relations bilatérales et multilatérales »...« certains signes récents ne sont pas du tout encourageants »...« Je vais être claire,
les préparatifs pour des élections justes, transparentes et inclusives sont la responsabilité de tous les partis politiques et citoyens influents, aussi bien du pouvoir en place »..., puis
celle du gouvernement Allemand, par la voix d’Alexander Beckmann, l’Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Togo, se disant le 7 octobre 2009 « préoccupé » par le
« retard » dans la préparation de la présidentielle prévue le 28 février 2010 au Togo (TOGO-PRESIDENTIELLE
2010 Alexander BECKMANN : « LE GOUVERNEMENT ALLEMAND CONSTATE AVEC PREOCCUPATION LE RETARD » DANS LA PREPARATION…)
L’idée est donc née chez les cerveaux musclés du « clan » de créer une « Coalition des
associations de défense des droits humains au Togo » qui regrouperait uneune vingtaine d’associations
gravitant autour de la défense des droits de l’homme.
Nous affirmons, qu’avec une vingtaine d’entités différentes, souvent portées par des motivations tout aussi
différentes, cela ressemble fort à une nouvelle « Usine à gaz » politique, d’autant que cette coalition n’a jusqu’à ce jour aucun objectif défini, aucune feuille de route, et encore
moins de réels moyens d’action ou d’intervention !
Ceci ressemble fort à une évidente manœuvre de contournement des corps constitués, qui sont au premier chef
concernés par une élection présidentielle, qui de surcroît a de sérieuses chances de créer les conditions d’une alternance, a savoir les partis politiques
eux-mêmes.
Les partis politiques dont la vocation première est d’accéder à la gouvernance des affaires du pays, ne sont-ils
pas les premiers concernés par la question des droits de l’homme ?
Quand on entend Carlos KETOHOU, le président de la coalition déclarer à propos de la nouvelle entité :...« L’élection présidentielle va compter avec l’engagement et la mobilisation des défenseurs des droits humains et de la société civile qui ne doivent pas être exclus du débat
électoral. Mobilisation et collaboration sont absolument nécessaires. Cette collaboration doit permettre de mettre en place des mécanismes efficaces pour assurer le monitoring, la
sensibilisation, la protection et la surveillance des droits de l’homme en période électorale. L’Etat, la société civile et les défenseurs des droits de l’homme doivent servir la nation et œuvrer
pour une élection apaisée »..., cela confirme bien nos craintes !
Et quand « republicoftogo.com » dit « la voix de son
maitre »interroge astucieusement sur les dangers potentiels de la prochaine présidentielle en matière de droits de l’homme
: ...« Votre démarche sous-entend qu’il existe une menace sur les droits de l’homme »...,la réponse de Carlos
KETOHOU est tout aussi ambigüe : ...« C'est une simple alerte. Nous ne disons pas qu’il y a une menace réelle, mais nous préférons prévenir que guérir »...
D’une part, on peut trouver suspect que cela se mette en place, juste au moment de l’élection.On peut
trouver encore plus suspect qu’une telle initiative n’ait pas été prise dès 2005, pour régler entre autres dans la décence, le problème des exilés politiques de la présidentielle 2005, ou encore
pour exiger dès le début de la gouvernance de Faure GNASSINGBE, en 2005 et consécutivement aux massacres qui ont suivi l’élection présidentielle, l’accélération des travaux pour la mise en place
d’une commission Vérité-Justice-Réconciliation qui aurait pu, elle, très utilement faire avancer la question de Droits de l’Homme au Togo, tout simplement parce qu’elle en avait la légitimité.
Mais nous connaissons la suite et les tergiversations de Faure GNASSINGBE pendant cinq ans pour retarder cette échéance.
Enfin, Cher Carlos KETOHOU, nous affirmons que les Droits de l’Homme sont indivisibles et forment un
tout.
Eleanor Roosevelt regardant la Déclaration Universelle
des Droits de l'Homme
Relisez utilement la Déclaration Universelle des Droits de
l’homme du 10 décembre 1948, et vous comprendrez peut-être ce que nous voulons dire :...« Considérantque dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité
des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus
grande.
L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l'hommecomme
l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent,
par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et
l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
Article premier :Tous les êtres humains naissent libres et
égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »...
Vous pourrez simplement comparer si sous la gouvernance de Faure GNASSINGBE, les conditions élémentaires de la fraternité on beaucoup progressé au Togo !
Nous trouvons le brave CarlosKETOHOU très prétentieux, s’il est sincère lorsqu’il pense que le nouveau
« ZINZIN DH » à la tête duquel il vient d’être propulsé, est de nature à arrêter les hordes des fossoyeurs des droits de l’homme qui étaient déjà là en
2005, dont certains sont encore là, et qui n’ont pas manqué récemment de montrer encore les dents (Major KOULOUM) il fait sourire.
MALHEUREUSEMENT LA QUESTION EST TROP SERIEUSE POUR PRÊTER A
RIRE !
EN TOUT CAS LA « Coalition des associations de défense des droits humains au
Togo » PEUT COMPTER SUR NOUS POUR RESTER AUSSI VIGILANTS QUE NOUS L’AVONS ETE JUSQU’ICI, MALGRE LES AGRESSIONS REPETEES DES SBIRES DE FAURE GNASSINGBE SUR NOTRE BLOG, POUR TETER DE FAIRE
TAIRE ? UNE PARMI LES VOIX DE LA LIBERTE AU TOGO !